Nouveau job ! 🍾🥂
Février 2025 - Sortie d'entretien d'embauche avec un bon feeling...

Résumé
Après un processus de recrutement un peu longuet qui a commencé fin Décembre 2024, je viens de signer une offre d'embauche chez Axelspace !
En résumé, c'est une entreprise japonaise qui fabrique des mini satellites (environ 100kg) d'observation de la Terre et qui vend des services avec les données récoltées.
Les détails
En 2023 à la fête de fin d'année de l'entreprise d'Anne-Lise j'avais fait connaissance avec Saša, le mari d'une de ses collègues qui était ingénieur en mécanique dans une entreprise automobile à Tokyo, et il m'avait proposé de regarder les jobs dans sa société pour faire passer mon CV. À l'époque j'étais le nez dans le guidon dans l'école de Japonais, et ça a eu le mérite de me rappeler que la fin des cours arrivait dans quelques mois et qu'il fallait que je m'active pour commence à chercher un job.
Non pas comme ingénieur mécanique dans l'automobile, j'étais encore à peu près confiant de pouvoir faire ici ce que je faisais en France. Après tout, avec 7 ans d'expérience sur un marché dynamique qui manque de personnel confirmé, quoi de plus naturel ?
Avec le recul, je n'aurais pas dû espérer que le Japon fasse mieux que la France, où les projets qui se déroulent en anglais plutôt qu'en français se compte sur les doigts d'une main.
J'ai tout de même démarché au fils des mois tout ce que je trouvais au Japon dans mon domaine, fait des entretiens plus ou moins concluants mais voilà : même si j'ai des compétences techniques et relationnelles démontrées pour ce job, si je ne peux pas communiquer en japonais professionnel je ne sers plus à grand chose.
J'ai ensuite élargi mon champ de recherche vers tous les domaines qui me plaisent et où j'ai des compétences démontrables, et commencé à renforcer mes compétences avec des cours en ligne et petits projets perso, notamment en développement informatique. J'ai aussi commencé à bachoter l'exam de Japonais du 1er décembre, trouvant un équilibre supportable entre recherche de job / amélioration de mes compétences techniques / japonais.
C'est à cette période que je repense à Saša. Anne-Lise me dit qu'il a changé de boulot, il a réussi à se faire recruter dans une startup du spatial. Je repense bien sûr amèrement à mon expérience douloureuse de recherche d'emploi de sortie de thèse en 2013 où je me suis acharné à essayer de rentrer dans ce milieu sans succès.
J'ai même passé la première année dans mon job à continuer de postuler avant de me résoudre que j'étais partie sur une autre voie, qui m'a finalement fait vivre des projets passionnants pour lesquels je n'aurais jamais imaginé pouvoir travailler.
Et finalement, cette longue période de chômage puis de deuil du spatial m'a aidé à mieux gérer celle-là. Reconnaître les impasses plus rapidement pour pivoter, mieux se vendre, ne pas négliger le réseau, rester ouvert aux opportunités non envisagées, ne pas se décourager malgré les embûches.
Alors pour pivoter je vais voir les postes ouvert dans cette entreprise automobile où il bossait avant. Mais voilà : je n'ai jamais pratiqué comme ingénieur mécanique depuis mon stage de fin d'étude en 2009, et je me sens comme un imposteur à vouloir candidater sur ces postes. Ils ont des sections de conception par ordinateur, mais je suis découragé par l'expérience demandée sur certaines technologies que je ne connais pas bien. Je me suis plus en phase avec des postes d'ingénieur en informatique, alors je continue mes cours en ligne pour prendre confiance et candidater sur ces postes là...
1er Décembre, test de japonais, je peux enfin lever le pied sur le bachotage, et passer un peu plus de temps sur les candidatures. En l'espace de quelques jours, je reprends point par point tout mon historique pro et perso pour dépouiller en termes de compétences génériques ce que je peux offrir comme expérience sans préjugé de domaine.
Dans les jours qui suivent, une offre m'attire l'œil : c'est le nom de la startup où bosse Saša. "Coordinateur de captures d'images satellites"
Sans la succession d'événements dans l'année passée j'aurais probablement ignoré cette annonce : pas dans mon domaine, pas de mécanique, pas d'informatique... industrie inaccessible du spatial, entreprise japonaise.
Mais en lisant l'annonce, je me surprend à reconnaître dans la description une grosse partie des activités que je faisais dans mon ancien job sans qu'ils soient dans ma fiche de poste, où dans certaines activités perso. Sans trop y croire, en cherchant presque une excuse pour ne pas tenter, j'écris à Saša pour prendre la température.
Il me confirme que même si l'entreprise est japonaise, dirigée par des japonais, il y a beaucoup d'étrangers et la plupart des activités se tiennent en anglais. Il se montre très enthousiaste à la lecture de mon CV, on fait quelques passes de modifications pour mieux coller à l'annonce et il l'envoie directement en interne (le réseau ... toujours le réseau !).
Les vacances de fin d'années arrivent sans réponse, je perds un peu espoir. Tout s'emballe début janvier avec une invitation pour un 1er entretien en ligne (en anglais) avec l'équipe technique de capture d'images. Je rejoins Saša dans un café pour préparer ça avec lui. J'avais déjà épluché tout ce que j'avais pu trouver sur internet sur l'entreprise, mais avoir un ressenti interne sur les valeurs, les attentes et l'état d'esprit des équipes et de la direction me rassure et me donne encore plus envie de réussir.
Très bon contact pendant ce premier entretien, ils m'expliquent qu'avec la croissance de l'entreprise ils ont du mal à gérer à la fois leurs activités techniques et la coordination avec l'équipe de vente qui gère demandes clients, c'est pour ça qu'ils ouvrent ce poste.
Encore une fois la réponse traîne à arriver, et je suis tellement investi mentalement que j'ai du mal à postuler ailleurs. En février arrive enfin l'invitation pour un entretien final avec le directeur des ventes, sur place. J'avais bien bossé pour préparer l'entretien, j'ai même eu l'impression de TROP me vendre, moi qui déteste ça et qui suit pas du tout à l'aise dans ce genre d'exercice.
Ce coup-ci la réponse n'a pas trop tardé et j'ai reçu une promesse d'embauche fin février !
Un gros merci à toutes celles et ceux qui m'ont apporté leur aide ou leur soutien pendant cette période pas évident à naviguer, avec une pensée toute particulière à celles qui agrémentent et égayent mon quotidien 🥰!
Foire Aux Questions
Non-exhaustif, si vous vous posez encore des questions après avoir parcouru la F.A.Q., dites-le nous en commentaire !
« Mais on est mi mars, pourquoi tu le dis que maintenant ???»
Parce qu'ils voulaient me présenter l'offre en physique, et j'ai donc dû attendre une dispo de leur directeur des ventes pour voir l'offre, puis encore 10 jours avant d'avoir une version numérique à signer en ligne... et paf ça nous amène à avant-hier !!
« Quand est-ce que tu commences ?»
Maintenant on démarre les histoires de visa de travail. Avec mon statut actuel je n'ai pas le droit de travailler au Japon. Mais obtenir un visa de travail à Tokyo ça prend 2 à 3 mois. Je suis donc allé demander une dérogation pour avoir le droit de travailler à temps partiel sur mon statut actuel en attendant d'avoir le visa de travail.
« C'est où ?»
C'est à Tokyo !
Comme on peut voir sur la photo, ils ont leur bâtiment en plein centre-ville, donc on va devoir rester dans le coin, en dépit de nos envies d'aller habiter dans des coins plus reculés du Japon.
« Il suffisait pas de traverser la route ?»
J'ai pas eu l'impression non... Pourtant moi j'ai mis mon costume et ma cravate !
Mais quand on n'a pas l'aisance de se vendre et qu'on est loin de son réseau professionnel qui peut donner des gages de son sérieux, comment inspirer confiance et se détacher du lot ?
Souvent je me suis dit devant une offre : "c'est dans mes cordes, s'ils me donnaient ma chance je suis sûr qu'ils seraient ravis de ce que je peux apporter !" sans pour autant recevoir la moindre proposition d'entretien.
Quand bien même serais-je reçu en entretien, comment démontrer en 30 minutes les multiples compétences nécessaires à tenir un poste de ce niveau ?
Bref, j'ai eu une grosse année pour ruminer à quel point je déteste cet exercice, tout en sachant qu'il se trouve en face un patron qui cherche à ne pas se tromper dans son recrutement, et que les moyens d'y parvenir ne sont toujours pas très convaincants en 2025. Alors voilà, le réseau, c'est déléguer la charge de la confiance à quelqu'un qu'on connaît, et ça rassure, ça permet de démarrer l'échange là où un CV anonyme reçu d'internet est bien souvent ignoré ou retoqué automatiquement faute du bon mot-clé au bon endroit.
« Soulagé ?»
Tellement ! C'est le début de la suite pour notre vie au Japon, et je vais pouvoir me projeter un peu plus loin !
C'est notamment pour ça qu'on est allés faire faire nos permis de conduire japonais.
Je vais aussi pouvoir (devoir) acquérir tout un paquet de nouvelles connaissances et compétences et c'est hyper stimulant !
« Champagne !!»
C'est pas une question mais je prends quand même !
Après une année un peu tristoune en bonnes nouvelles professionnelles pour moi, on a fêté chaque étape avec Anne-Lise : sushis, churrasco, repas à la maison avec les copains, et pour la signature : un teppanyaki !
Il faut savoir que sur l'avenue qui passe devant chez nous et qui mène à notre restaurant de tonkatsu mensuel adoré, se trouve un petit restaurant teppanyaki (de teppan = la plancha, et yaki = griller).
En forçant un peu le trait, il faut nous imaginer depuis 2 ans, marchant tous deux vers notre tonkatsu bon marché, passer devant la vitre de ce resto au travers de laquelle on peut voir le chef s'activer devant sa plancha à griller de belles pièces de viande et des homards, et les convives sur leur 31 l'air heureux et chic avec leur verre de vin... Alors c'est devenu mon objectif : "quand j'aurai trouvé un job, on ira fêter ça là-bas !!"
Ainsi fut fait.
Il neigeait ce soir-là sur Tokyo. Heureux hasard, celui qui éveilla mon intérêt pour le Japon il y a fort longtemps était de passage et pu se joindre à nous, pour mon plus grand plaisir !
Pour ceux qui ont lu jusqu'au bout (ou déroulé par curiosité) : quelques photos !!
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| Soupe miso |
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| Amuse-bouches avec combinaisons de saveurs / textures incroyables |
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| Rillettes de bœuf wagyu 😍 |
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| Le chef qui prépare la suite sur son teppan |
[oublié de prendre les 2 plats suivants en photos, mais c'était délicieux !]
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| Demi homard grillé et sa tapenade |
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| Bœuf wagyu et ses accompagnements |
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| Crème glacée au sel et son thé matcha |









Bravo mon grand !
RépondreSupprimerTu peux être très fier de ton parcours. Ce n'était pas une histoire facile pour en arriver là. Tu n'as pas volé ce beau résultat.
Personnellement, je suis extrêmement fier de toi.
J'aurais tellement aimé pouvoir célébrer ça avec toi... En attendant, je te dédie toutes mes plus belles pensées pour la suite de ton aventure japonnaise. Encore un grand bravo !!
Grosses bises à vous deux 😘
Merci Cédric ! Ton soutien a été très précieux ! Bises !
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